1979
Un centre d’éducation rurale
Samuel et Louise Kaymen fondent le Rural Education Center à Wilton, au New Hampshire, une organisation sans but lucratif destinée à enseigner des habiletés rurales et agricoles en se concentrant sur la production d’aliments biologiques. En quoi ce fait concerne-t-il Ferme Stonyfield ? Pour le savoir, poursuivez votre lecture...
1982
On plante une graine
Gary Hirshberg, « l’homme aux idées », est recruté comme membre du conseil du Rural Education Center afin de participer à l’implantation d’une stratégie d’affaires et d’offrir un soutien financier supplémentaire. Il dirige les fiduciaires dans un processus de transmission de stratégies alternées ; un des objectifs visés est de développer la ferme et de faire de la production de yogourt une opération financière sérieuse. Maintenant, voyez-vous le lien avec Stoneyfield Farm ?
1983-1985
Yogourt Ferme Stonyfield
Une entreprise est née
Nous recevons un prêt de 35 000 $ de l’Institute for Community Economics, y compris 25 000 $ des Sœurs de la Miséricorde pour le financement initial de notre entreprise.
Le 9 avril 1983, nous produisons notre première cuvée de 50 gallons (227 litres) de yogourt et commençons à préparer du yogourt nature fait de lait entier dans le but de le vendre. Encore aujourd’hui, celui-ci est un de nos meilleurs vendeurs !
En septembre, Gary se joint aux Kaymen à temps complet, désirant faire prospérer la petite entreprise de yogourt. Non seulement l’entreprise réalise cette vision, mais elle fonde le Rural Education Center tout en faisant progresser ses missions éducatives et agricoles.
« Sans l’aide des enfants Kaymen, qui ont pris soin des vaches, préparé le yogourt, emballé les commandes et travaillé à toute heure de la nuit (lorsqu’on avait besoin d’eux), nous ne serions jamais parvenus à tenir pendant les premières années. »
– Louise Kaymen
Profil de l’entreprise : Deux familles, sept vaches jersiaises, une bonne recette et un rêve
Caisses produites chaque semaine : 150
Ventes annuelles : 56 000 $
1986
La ferme devient trop petite
Notre petite ferme désuète et inefficace n’est plus en mesure de répondre à la demande. Sans cesse, des pompes brisent, des tuyaux gèlent, chaque pouce carré de la grange (qui date de 1852) sert à l’entreposage de contenants, et les remorques agraires s’embourbent dans le long chemin de terre menant à la ferme. Comme nous ne savons pas comment financer un établissement nous-mêmes, nous décidons de faire fabriquer notre yogourt ailleurs.
1987
L’entreprise frôle la mort
Notre co-emballeur fait faillite et nous entraîne presque avec lui.
La banque ferme les portes de l’entreprise, et les créanciers saisissent le bâtiment et tous les biens qui s’y trouvent, y compris notre équipement, nos emballages, nos ingrédients et notre marchandise. Nous perdons nos moyens de production.
En quatre jours, Samuel et Gary relancent le Yogourt Works d’origine, travaillant jour et nuit pour assurer les envois de la semaine suivante. Nous perdons plus de 400 000 $ en un week-end, simplement en nous réappropriant les ingrédient et en rouvrant la ferme de Wilton. Pour respecter les commandes, nous travaillons trois quarts de travail par jour, sept jours par semaine ; les jours suivants, Samuel et Gary travaillent alternativement la nuit sans dormir. Ce rythme se poursuit pendant une année. Malgré tout, nous perdons environ 30 000 $ par semaine mais, par miracle, nous parvenons à nous maintenir à flot. Pratiquement en faillite, Samuel et Gary rencontrent une firme laitière du Vermont qui accepte d’investir dans notre entreprise. Quand l’occasion de conclure une entente se présente enfin, l’accord initial est modifié : la firme souhaite racheter notre entreprise. Samuel et Gary partent sans signer et, pendant le long trajet du retour, ils élaborent un nouveau plan.
Nous commençons à amasser de l’argent et à planifier la construction d’un établissement pouvant accueillir notre petite entreprise et laisser de l’espace pour la croissance. Gary obtient une garantie de prêt de la Small Business Administration (SBA), et plusieurs investisseurs contribuent au projet. Nous rencontrons un propriétaire prêt à prendre un risque et signons un bail pour un local de 21 000 pi2 à Londonderry (Wilton ne mesurait que 1 500 pi2).
1988-1990
Quand on veut, on peut
Nous mettons sur pied notre usine Yogurt Works. En décembre, les gens de la fabrication et de l’expédition emménagent à Londonderry. L’entreprise est littéralement criblée de dettes, mais toute l’équipe est excitée, surtout Meg Hirshberg et Louise Kaymen, qui peuvent désormais profiter de la tranquillité de la ferme après des années d’activité intense.
Nombre d’employés : 32
Caisses produites chaque semaine : 3 525
Ventes annuelles : 1 100 000 $
1989
Les vaches seront bien gardées
Notre premier bulletin (Moosletter) est publié. Gary crée la Ferme Stonyfield Moo Patrol pour recruter les clients qui souhaitent être informés au sujet de notre entreprise et de nos produits. La Moo Patrol passe le mot à d’autres clients soucieux de la qualité.
Nombre d’employés : 42
Caisses produites chaque semaine : 8 050
Ventes annuelles : 2 500 000 $
1990
Adopter une bonne cause
Nous lançons le programme Adopt-A-Cow (rebaptisé plus tard Have-A-Cow) pour sensibiliser les gens à la relation qui existe entre notre alimentation et notre environnement, et pour faire connaître aux consommateurs l’importance des familles agricoles qui soutiennent cette pensée et des méthodes d’écoagriculture.
Vers le haut de l’échelle
Ferme Stonyfield figure au 113e rang du palmarès Inc. 500 des entreprises dont la croissance est la plus rapide aux États-Unis.
1992
Une vache prénommée gurt
Nous organisons un concours afin de baptiser notre mascotte. Elizabeth Malakie de Church Falls, en Virginie, suggère le nom de « Gertie ». Notre vache adorée est finalement nommée Gurt.
1993
La mission se développe
Comme notre entreprise est désormais à flot, nous sommes de nouveau en mesure de consacrer un plus grand nombre de ressources à l’accomplissement de nos objectifs environnementaux. Nous participons à des initiatives écologiques, de l’établissement d’un programme de recyclage extensif à l’amélioration du rendement énergétique de Yogourt Works, en passant par la collaboration avec Oxfam America dans le but de promouvoir l’écoagriculture aux quatre coins du globe.
Culture accrue
La culture active vivante Bifidus est ajoutée à tous nos yogourts et fait partie intégrante de notre engagement continu à produire le yogourt le plus sain possible.
Nombre d’employés : 90
Caisses produites chaque semaine : 40 064
Ventes annuelles : 12 500 000 $
1994
Au profit de la planète
Nous lançons notre programme Au profit de la planète (Profits for the Planet) et remettons 10 % des profits de l’entreprise aux organismes qui contribuent à protéger et à réhabiliter la planète.
Sans hormone de croissance
Alors que Monsanto convainc la Food and Drug Administration (FDA) d’autoriser la vente de la controversée hormone de croissance recombinante bovine, nous devenons la première entreprise laitière en Amérique à conclure des ententes avec les fournisseurs de lait afin de n’utiliser que du lait provenant de vaches non traitées.
Nombre d’employés : 96
Caisses produites chaque semaine : 50 500
Ventes annuelles : 15 400 000 $
1995-1997
Certifié biologique
Nous commençons à préparer du yogourt certifié biologique.
Mettre un frein au réchauffement du globe
Nous faisons équipe avec l’Union of Concerned Scientists pour sensibiliser les gens au réchauffement du globe. Nous compensons les émissions de gaz carbonique de notre usine et développons un guide, Reversing Global Warming: Offsetting Carbon Dioxide Emissions, qui s’adresse aux entreprises et aux individus soucieux de réduire l’impact de leurs actions sur les changements climatiques.
1998-1999
Ferme Stonyfield sur le web
Explosion des limites
Pour répondre à la demande croissante, nous développons notre établissement de production en ajoutant une superficie de 18 000 pi2.
Le berceau de l’industrie
Nous lançons Yobaby, le premier yogourt pour bébés et tout-petits fait de lait entier certifié biologique.
Nombre d’employés : 142
Caisses produites chaque semaine : 172 000
Ventes annuelles : 56 000 000 $
2000
Une assurance-maladie supplémentaire
Nous sommes la première entreprise à ajouter à notre yogourt de l’inuline, une fibre alimentaire naturelle qui favorise l’absorption du calcium.
Un repos bien mérité
Après 17 ans consacrés à la production de yogourt, Samuel Kaymen quitte son emploi à Ferme Stonyfield (il demeure toutefois membre du conseil de direction).
Nombre d’employés : 152
Caisses produites chaque semaine : 192 000
Ventes annuelles : 66 400 000 $
2001
Un partenariat unique
Nous concluons un partenariat avec une entreprise de produits de consommation d’origine française : le Groupe Danone. Cette entente entraîne des synergies économiques, nous aide à poursuivre notre expansion avec des initiatives reliées à nos missions, et permet à Danone de participer au segment laitier biologique et naturel, en croissance rapide.
2004
Une boîte à lunch bien garnie
Pour améliorer les habitudes alimentaires des enfants à l’école, nous commanditons des machines distributrices de collations biologiques et naturelles dans des écoles, de la Californie au Connecticut.
Nouveaux arrivages
Notre populaire ligne de yogourts fouettés est offerte dans les saveurs vanille et banane tropicale ; MOOve over Carbs est notre premier produit à faible teneur en glucides ; les yogourts fouettés au jus sont lancés en deux saveurs ; la gamme Yobaby s’étend avec Yobaby Plus Fruit & Cereal ; nous ajoutons du chocolat à notre lait O’Soy ; enfin, notre ligne de yogourts grand format devient entièrement biologique.
Notre site Web, Stonyfield.com, bénéficie d’une métamorphose complète, et des blogues sont intégrés pour que nous entretenions une conversation en ligne avec nos clients.
2005
On se « meuh »...
Nous changeons temporairement de locaux alors que nous entamons l’expansion de notre usine de production et l’aménagement d’un bureau « vert » au 10, Burton Drive.
Faire équipe avec des gens de même mentalité
Nous faisons équipe avec le planchiste extrême Bob Burniquist, un amateur de produits biologiques ; nous ajoutons à notre liste le Dr William Sears (un des pédiatres les plus connus en Amérique) pour atteindre les parents et enfants adeptes de yogourt.
Bouger et éliminer la malbouffe
Plus de machines distributrices santé, subventionnées par Ferme Stonyfield, sont installées dans les écoles, et nous créons Good2Go, un programme d’alimentation et d’activité préscolaire, afin d’aider les enfants à commencer la journée avec de l’exercice et un déjeuner sain.
Faire face au réchauffement de la planète
Le chef de la direction, Gary Hirshberg, se joint à la première marche virtuelle à Washington afin d’aider à freiner le réchauffement du globe ; il invite les gens à venir marcher. Sur un de nos emballages, nous encourageons les amateurs de yogourt à réduire leur contribution au réchauffement du globe en investissant dans des projets d’énergie renouvelable. Nous installons des panneaux solaires pour utiliser l’énergie renouvelable dans notre usine de production.
2006
Cap sur le nord
Grâce à notre partenariat avec le Groupe Danone, nous produisons le yogourt Ferme Stonyfield au Québec. Désormais, les Canadiens peuvent en apprécier le goût délicieux, et ce, d’un océan à l’autre.